Cambodge Koh Rong

Jours 282 à 286 : Koh Rong, le triste paradis

21 novembre 2017

Vendredi 10 novembre, après avoir profité de notre dernière matinée avec la famille de Marine au bord de la piscine, nous partons de Kep dans un minibus, direction Kampot puis Sihanoukville. À Kampot, nous attendons une petite heure que notre deuxième bus arrive, puis c’est parti pour deux heures de route direction Sihanoukville, à la pointe sud-ouest du pays. Nous y arrivons à la tombée de la nuit, après une route plutôt tranquille, et sommes directement dans le bain de cette ville réputée pour être le rendez-vous des fêtards qui veulent profiter du coût bas de la vie pour s’enivrer et plus encore (la moitié des hôtels sont aussi des casinos glauques). Bien sûr, on le sait et ce n’est donc pas une surprise, et si nous venons dans cette ville, c’est pour prendre le bateau vers Koh Rong, une île dans le golfe de Thaïlande. Nous ne passons qu’une nuit à Sihanoukville, chez Big Easy, qui est un pub/restaurant derrière lequel se trouve quelques chambres. À 10$ la chambre double avec salle de bain, c’est plutôt un bon plan, sauf si on a envie de dormir comme un bébé, car forcément le bar fait du bruit jusqu’à tard dans la nuit. Nous y mangeons le soir, et c’est plutôt très bon. Nous réservons également nos billets de bateau dans l’agence à côté, pour 22$ chacun aller-retour (ce sont des billets ouverts donc nous pouvons prendre le bateau retour n’importe quand).

Le lendemain matin, nous nous réveillons assez tôt et nous rendons dans l’agence où nous avons pris nos billets, car un bus doit venir nous chercher. Finalement, ce ne sera que pour faire quelques mètres car l’embarcadère est tout près. Nous partons vers 9 heures dans un gros bateau style catamaran qui est quasiment plein. Il faut environ 40 minutes pour arriver sur l’île principale, Koh Rong, où nous descendons. Le bateau va ensuite sur Koh Rong Samloem, une île plus petite et réputée plus calme. C’était à la base notre premier choix, mais nous n’avons pas trouvé de bungalows près de la plage qui nous faisaient envie et surtout à nos prix. Du coup, nous nous sommes rabattus sur la plus grande île (avec de plus grandes plages, plus faciles d’accès), Koh Rong, dans des bungalows un peu à l’écart du village (Koh Toch), dans les hauteurs : Highland Beach Bungalows. Il ne sont pas non plus donnés par rapport aux prix du Cambodge : 17€ la nuit. À vrai dire, nous avons eu beaucoup de mal à trouver quelque chose qui avait l’air bien sans être une « party » guest house. Car on va vite s’en rendre compte, Koh Rong est une petite annexe de Sihanoukville. C’est bien moins agité certes, mais la population reste assez similaire. Mais bref, nous nous rendons dans notre bungalow, à environ 10 minutes de marche de l’embarcadère, dont une bonne petite côte. La chambre est sympa, avec une belle vue, et il y a un chien super gentil (Flammèche). Le wifi ne marche pas très bien, et donc nous demandons à changer de bungalow, ce qui sera possible le lendemain selon notre hôte.

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La vue n’est quand même pas trop mal…

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L’après-midi, nous partons vers l’est de l’île, direction 4K Beach, à environ 40 minutes de marche de la plage principale et du village. L’ambiance dans Koh Toch est un peu partagée : côté est, il y a un peu de locaux, des enfants qui jouent, des chiens. Après, ce sont surtout des Occidentaux, qui restent sur l’île plus ou moins longtemps (certains y travaillent pour un certain temps). La plage la plus proche du village est belle. Enfin, elle l’a sûrement été. Le sable est blanc, l’eau est magnifique, mais c’est sale ! Les abords de la plage sont des canaux d’eaux croupies et les déchets jonchent la plage. Alors malheureusement, il y a eu des orages et il a plu ces derniers jours, ce qui a probablement dû ramener des déchets sur la plage. Mais nous n’avons pas eu envie de nous y poser. Nous nous arrêtons tout de même dans un restaurant, Monkey Island, pour déjeuner, c’est plutôt bon mais rien d’extraordinaire…

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Nous continuons ensuite jusqu’à 4K Beach. Nous l’avions déjà dit pour les îles Perhentian en Malaisie, il faut parfois mettre des oeillères sur une île pour ne pas voir les déchets et la saleté. Mais c’est particulièrement vrai ici, et nos oeillères ne sont pas assez grandes ! Nous n’avons peut être pas eu de chance, ce n’est que notre ressenti attention, d’autres personnes auront forcément un autre avis. 4K Beach est quand même bien plus agréable que la plage principale, tout de même, et nous nous posons un petit moment. Nous nous baignons également, et l’eau est délicieuse !

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Il se met malheureusement à pleuvoir assez vite, et nous nous réfugions dans le restaurant le plus proche, ce qui nous permet de prendre le goûter au passage ! Nous y restons très longtemps car malgré le temps qui s’est amélioré, nous sommes carrément oubliés par l’équipe de jeunes Occidentaux qui tient le restaurant. Sur le retour, nous avons tout de même la chance de voir quelques singes dans les arbres, ce qui est plutôt sympa, ainsi qu’un petit serpent qui trace devant nous ! Au moins il reste un peu de « vraie » faune sur cette île…

Nous rentrons finalement à la guest house. Bizarrement à cette heure là, il n’y a plus beaucoup d’occidentaux (surement rentrés dans leurs chambres se préparer pour la soirée), et l’île a l’air de reprendre une vie plus traditionnelle. Les pêcheurs sont de sortie, des stands de street food sont installés, et les enfants jouent dans l’eau. Ça nous plait déjà plus !  Le soir, nous déjeuner dans un restaurant khmer (qui s’appelle The Khmer d’ailleurs) plutôt bon.

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Le deuxième jour est un parfait échec car il se met à pleuvoir assez tôt. Nous revoyons donc nos plans d’aller vers Long Beach, qui est à une bonne heure de marche. Du coup nous partons sur une petite plage (qui a l’air plus ou moins privée) un peu avant 4K Beach. Mais l’orage de la veille a dû ramener un tas de déchets, c’est vraiment impossible de se baigner. Bref on y reste mais sans conviction, et on est plutôt contents d’aller nous préparer pour dîner quand le soleil commence à se coucher. Nous mangeons au White Rose, un restaurant qui sert de la bonne nourriture occidentale qui nous servira de réconfortants plats jusqu’à nos dernières heures sur cette île ! Bon d’accord, nous ne sommes pas à plaindre, mais nous avons vraiment du mal à nous sentir bien ici, nous trouvons cette île triste, voire un peu déprimante. L’ambiance ne nous plait pas trop. Encore une fois ce n’est que notre ressenti, mais ce n’est pas un endroit fait pour nous, entre les touristes qui boivent toute la journée et la saleté trop présente sur les plages (on sait que la gestion des déchets est difficile sur les îles, mais c’est assez catastrophique ici, la plupart des déchets semblent en plus venir de la mer). Pour ajouter à cela, notre petit bungalow presque parfait (nous avons pu changer pour recevoir parfaitement le wifi), s’avère bien moins tranquille le soir. Notre voisin est en effet un grand amateur de karaoké (comme beaucoup d’Asiatiques, mais lui chante particulièrement mal, et très fort) -bon passe encore- mais aussi de techno horrible, qu’il met encore plus fort que le karaoké. Bref, quasiment toute la soirée, jusqu’à 23 heures, notre bungalow est encore moins tranquille que les guest houses du village, ce qui est un comble car nous souhaitions nous éloigner du bruit…

Le lendemain, le temps n’est pas vraiment mieux, mais nous tentons quand même d’aller sur Long Beach, à l’ouest de l’île. C’est un peu notre dernier espoir, car nous avons lu que cette plage était préservée et vraiment très belle. Après déjeuner, nous partons donc avec nos chaussures de randonnée (qui s’avèreront plus qu’indispensables, même si nous avons croisé des gens en claquettes, voire pieds nus). Pour se rendre à Long Beach depuis le village, il faut prendre un tout petit chemin, qui part de la droite du restaurant The Rising Sun, vers le Skybar (le chemin est bien indiqué sur maps.me). La route est bien indiquée (avec des panneaux et des chaussures accrochées sur les arbres).

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À peine arrivés au Skybar (la montée est un peu raide), nous nous prenons une grosse averse, qui sera la seule de l’après-midi heureusement. C’est parti pour une longue balade dans la jungle, au calme, qui s’avère plutôt sympa ! Le centre de l’île est bien plus propre. Nous marchons une bonne demi-heure, jusqu’au Windy Stone, indiqué sur maps.me, en croisant peu de monde. Sur la carte, nous sommes quasiment arrivés, et d’ailleurs nous voyons la mer. Mais c’est en fait là que le chemin se corse ! Il faut descendre tout en bas, et la pente est particulièrement raide. Il faut donc plutôt escalader les rochers qu’autre chose, bref c’est sportif, et c’est vraiment là que les chaussures ont leur intérêt. On met une autre demi-heure (au moins) à tout descendre. L’arrivée sur la plage n’est pas idyllique, car le bout du chemin est pile à l’endroit où un embarcadère est en train d’être construit, tout au sud de Long Beach. C’est donc une grosse zone de travaux !

Nous nous éloignons un peu. Alors certes, c’est désert, nous sommes sur une énorme étendue de sable blanc, et l’eau est magnifique… mais la plage est tout aussi sale que les autres, voire pire. Nous marchons un bon moment mais aucun endroit ne nous fait envie. Nous avons juste envie de rentrer…

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Nous comptions sur un taxi boat pour rentrer au village, mais il n’y a vraiment personne sur la plage, à part quelques touristes, et le coin des hôtels/guest houses est vraiment trop loin. Nous faisons donc demi-tour, peu motivés à l’idée de remonter cette pente immense. C’est à ce moment qu’un Cambodgien nous propose un taxi boat ! C’est un peu le gros soulagement ! Nous acceptons donc de payer les 5$ chacun, qui valent bien l’effort à fournir pour rentrer à pied… Il nous faut par contre attendre 45 minutes car le bateau ne part qu’à 3h. Nous nous posons donc sur la plage en attendant. Au bout d’un moment, nous remarquons de charmantes petites bêtes qui nous sautent dessus, et nous piquent. Nous l’avions lu, il y a des puces/mouches de sable sur Koh Rong, mais n’en ayant pas vu les premiers jours nous nous disions que nous étions chanceux… Et non, les voilà ! Marine, spécialiste des piqûres d’insectes, se fait manger… Il faut savoir que ces piqûres ne grattent pas tout de suite mais au bout de 10/20 heures. Et elles sont particulièrement irritantes, grattent pendant de nombreux jours. Bref, si vous en voyez sur une plage, tentez de vous mettre sur un transat, ou fuyez ! Apparemment elles seraient moins présentes lorsqu’il y a un peu de vent…

Nous rentrons finalement en bateau avec une dizaine d’autres touristes. Le moment ridicule revient au touriste espagnol qui s’allume une cigarette (après être arrivé en retard et que le bateau ait du faire demi-tour pour lui) quelques minutes après que nous soyons partis, sans s’imaginer que deux secondes plus tard qu’il sera complètement trempé, avec sa cigarette, par les vagues… Il persévérera quand même tout le long du trajet, pour tenter de fumer jusqu’au bout… Désolés on se moque, mais nous avons eu notre dose de « touristes fêtards en marcels à marque de bière » de cette île ! Nous rentrons finalement à notre guest house pour nous reposer, puis partons dîner dans notre restaurant.

Le lendemain, c’est le jour du départ. On doit avouer que nous ne sommes pas mécontents de quitter cette île, qui a été pour nous une étape de trop. C’est le Cambodge que nous n’avons pas du tout aimé, complètement gâché par un tourisme que nous n’aimons pas, qui nous fait penser à certains endroits en Thaïlande. Nous reprenons le bateau vers 10 heures pour Sihanoukville, où nous devons prendre un bus pour Phnom Penh. Nous avons réservé des billets de bus via la compagnie de bateau, et le pick-up doit venir nous chercher à l’embarcadère. Évidemment, à l’heure prévue, il n’est pas là, et plus tard non plus. Nous commençons à nous inquiéter, à demander à la femme qui est l’accueil de nous aider, mais sans trop de conviction. Finalement, elle appelle la compagnie, et un tuk tuk vient nous chercher, 1h après l’heure prévue, alors que le bus est censé déjà être parti. Le tuk tuk nous emmène aux bureaux de la compagnie de bus. L’homme qui la « gère » nous affirme que nous ne devions pas prendre le bus de 12h30 mais celui de 2h30. Ok, première nouvelle. Enfin, il fait surtout les choses comme ça l’arrange. Nous avons donc encore une grosse heure à tuer et partons déjeuner. Il n’y a pas grand chose dans le coin, mais nous trouvons quand même un restaurant coréen (première bonne chose de la journée !), où nous prenons une assiette de gimbap à partager.

À deux heures, nous retournons à la compagnie et montons finalement dans le bus. Il n’est pas si mal, climatisé (bon Romain tombera malade quelques jours plus tard à cause des aérations qui ne se ferment pas) et part presque à l’heure de Sihanoukville. Il se met alors à pleuvoir des cordes, nous sommes contents d’être à l’abri !

La route passera finalement plus vite que prévu, et nous arrivons à Phnom Penh vers 19 heures. Nous négocions un tuk tuk à 3$ pour nous rendre à notre guest house, Mini Banana, pas loin de l’hôtel Jasmin Monument où nous étions au début du séjour. Deuxième bonne chose de la journée : la bière d’accueil ! La chambre est aussi plutôt sympa, pour 7€, c’est vraiment une bonne adresse. Nous partons ensuite dîner chez Mok Mony, où nous étions déjà allés avec les parents de Marine. C’est ainsi que se termine notre dernier jour au Cambodge. Demain, nous partons à Kuala Lumpur pour 3 jours, puis direction le prochain pays, et pas des moindres : le Myanmar !

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2 Comments

  • Reply Ppa 21 novembre 2017 at 20 h 48 min

    that’s all folks

  • Reply Chrisetdom 21 novembre 2017 at 21 h 03 min

    Effectivement, quelquefois le paradis n’est pas là où l’on croit…..

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